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Infodécouverte
 

puceLE MATIN DES PHYSICIENS.

 

 

Le LHC (Large Hadron Collider) a été mis en service à Genève ce matin. L’information était dans tous les journaux et toutes les chaînes de radio et de télévision ont parlé de l’événement, parfois même avec des émissions spéciales. Il s’agit de la plus grosse machine jamais construite pour l’étude des particules. Elle aidera à mieux comprendre la composition de l’univers.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le LHC  (Large Hadron Collider)

 

 

Situé à la frontière franco-suisse, le Cern (Centre européen de recherche nucléaire) est le plus grand laboratoire d’études de particules du monde. Depuis dix ans, 9 000 scientifiques venus du monde entier travaillent à ce projet. La machine se trouve dans un tunnel large comme un tunnel d’autoroute dont le tracé est un cercle de 27 km. C’est un accélérateur de particules comme il en existe des centaines dans le monde, mais il peut leur faire atteindre des vitesses et des énergies supérieures à toutes celles obtenues jusqu’à présent. L’expérience, comme chacun sait, consiste à lancer des particules les unes contre les autres et à observer le résultat des chocs.

 

HISTOIRE DES PARTICULES

Au début du XXe siècle, les physiciens ne connaissaient que les trois particules élémentaires qui constituent l’atome : le proton, le neutron et l’électron. Les premiers accélérateurs leur ont permis d’observer d’autres particules, plus lourdes et de faible durée de vie. C’est ainsi qu’au début des années 60 les physiciens connaissaient une centaine de particules subatomiques similaires au proton. En 1964, pour mettre de l’ordre dans ce bestiaire, les théoriciens GellMann et Zweig ont émis l’hypothèse que toutes ces particules sont des assemblages de particules encore plus élémentaires, les « quarks ». Leur existence a été confirmée expérimentalement en 1968 dans un accélérateur à Stanford (Californie). Les protons et les neutrons sont constitués par cette première génération de quarks. On a découvert plus tard des quarks de deuxième et troisième générations qui sont plus lourds et forment des particules instables. Toutes les particules composites sont groupées sous le nom de « hadrons ». Les quarks ne peuvent pas exister de manière isolée et s’assemblent en hadrons.

Les quarks ayant une masse trop faible pour expliquer la masse des hadrons, il a fallu trouver une autre explication. C’est ainsi que les « gluons » ont été imaginés et observés au début des années 80. La masse des particules élémentaires, telles que les protons et les neutrons, provient des gluons. Les physiciens pensent que la matière sombre de l’univers serait formée d’une association de quarks et de gluons encore inconnue. Le boson de Higgs serait la clé de voûte du système, mais il n’a pas encore observé.

Il faut savoir que, dans toutes ces expériences, on n’observe pas directement les particules, car elles sont infiniment trop petites. On observe seulement la trace de leur passage.

 

LE LHC PEUT-IL PRODUIRE UNE CATASTROPHE ?

L’énergie des particules qui vont entrer en collision est mille fois supérieure à tout ce que les physiciens ont obtenu jusqu’à présent, ce qui inspire certaines craintes. Le bruit a même couru que les expériences du LCR pourraient entraîner la formation d’un « mini trou noir » qui aspirerait la terre entière. C’est une idée fantaisiste, elle n’est étayée par aucune théorie. Le directeur général du Cern a fait une mise au point le 5 septembre : « Le LHC est sans danger et toute suggestion qu’il pourrait présenter un risque est pure fiction. »

 

CE QUE LE LHC PEUT PERMETTRE DE DECOUVRIR ?

Après avoir tourné dans un tube de 27 km et atteint une vitesse proche de la vitesse de la lumière, deux bouffées de particules seront précipitées l’une contre l’autre. L’énergie produite sera mille fois plus élevée que dans tout autre accélérateur et le nombre de collisions sera cent fois plus grand. On espère ainsi observer des phénomènes qui se sont produits quelques minutes seulement après le Big-Bang et ont disparu depuis.

Les physiciens espèrent pouvoir enfin observer un boson de Higgs, ce qui confirmerait la théorie du modèle standard de la physique des particules. Ils pensent qu’il ne peut apparaître qu’à des énergies supérieures ou égales à 115 GeV, ce qui est largement dans le champ du LHC. Ceci permettrait de vérifier le modèle et de l’étendre à un domaine d’énergie plus élevé.

D’autre part, les observations astrophysiques indiquent qu’une grande partie de l’univers serait constituée d’un type de matière qui n’émet pas de rayonnement électromagnétique, il est appelé « matière noire ». Nous ne la connaissons qu’au moyen d’effets gravitationnels, mais les physiciens des particules possèdent dans leurs théories une particule appelée « neutralino » qui pourrait en expliquer l’origine. Le LHC pourrait aider à le découvrir.

 

Publié le :  10  septembre  2008

Rubrique :  Science

Source :  Agoravox

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puceLES ORIGINES DU SIDA.

 

 

 

La recherche d’un vaccin contre le sida a englouti des sommes considérables en pure perte. La presse s’en fait largement l’écho ces temps-ci. Mais la recherche s’est-elle orientée sur la bonne voie ? D’ailleurs sommes-nous sur la bonne piste quant aux origines du sida ? Ce reportage scientifique accessible à tout public réalisé par TV5 est plus que jamais d’actualité.

 

 
 
 
 
Un documentaire exceptionnel. Le vaccin contre la polio est le premier vaccin à être fabriqué à partir de reins de singes. Comment le fabrique-t-on ? Quels sont les différents types de vaccins anti-polio ?

Pour faire un vaccin, on commence par faire une culture à partir de reins de singes puis il faut :

Prélever un morceau de tissu rénal et le diviser avec une paire de ciseaux ; Laisser reposer cette suspension pour faire une monocouche de cellules ; Ajouter le virus de la polio ; Prélever ensuite le liquide de ces cultures ; Filtrer pour enlever le reste des cellules. On obtient alors une suspension de virus. Soit on l’inactive avec du formol, soit on l’affaiblit par des passages successifs dans des cultures de cellules.

Depuis les années cinquante, il existe deux types de vaccins :

1) Le vaccin inactivé et injecté de Jonas Salk. Il contient des particules de virus de la polio qui ont été tuées dans du formol. L’immunité qu’il confère est temporaire et nécessite trois injections successives. Pour fabriquer son vaccin, Jonas Salk utilise des reins de macaques Rhésus.

2) Les vaccins vivants atténués de Albert Sabin et  de Hilary Koprowski.  Ils contiennent  des particules de virus de la polio qui sont vivantes, mais affaiblies au cours d’un long processus où l’on passe le virus dans des cultures de cellules, jusqu’à ce que sa capacité à déclencher la maladie disparaisse. Ce vaccin est administré par la bouche et est efficace dès la première prise. Les notes de laboratoires d’Albert Sabin attestent qu’il utilisait des reins de macaques Rhésus ou de macaque synomologus. Hilary Koprowski a « perdu » toute documentation qui tendait à démontrer l’espèce de singe qu’il avait utilisée.

 

Publication : 30  août  2008

Rubrique :  Santé

Source :  AGORAVOX

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puceUN ROBOT FONCTIONNE AVEC UN CERVEAU COMPOSE DE NEURONNES DE RAT.

 

Un robot fonctionnant avec un véritable petit cerveau vivant composé de neurones de rat, capable "d'apprendre" des comportements comme éviter un mur, a été mis au point à l'Université de Reading (Angleterre) par des émules de Frankenstein.

 

 

"Nous lui avons déjà donné un certain apprentissage par répétition, puisqu'il reproduit certaines actions", a déclaré à l'AFP le responsable de l'équipe multidisciplinaire, Kevin Warwick. "Mais nous voulons maintenant lui apprendre" des comportements, a-t-il dit.

Le cerveau biologique du robot, baptisé Gordon, a été créé à partir de neurones prélevés sur un rat. Ils ont été placés dans une solution, séparés puis mis sur un lit d'une soixantaine d'électrodes.

"Dans les 24 heures, a souligné le chercheur, des connexions ont poussé entre eux", formant un réseau comme dans un cerveau normal. Et "en une semaine il s'est produit des impulsions électriques spontanées et ce qui paraissait être une activité de cerveau ordinaire".

"Nous avons utilisé cette réaction pour relier le cerveau au robot avec des électrodes. Désormais, le cerveau contrôle le robot, et celui-ci apprend, par répétition", explique le scientifique.

Ces recherches, qui pourraient faciliter à terme l'étude de traitements pour lutter contre les maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson...), permettent de suivre les réactions des neurones.

Lorsque le robot, qui ressemble à Wall.E, le héros du dernier film des studios Pixar, heurte un mur, le cerveau reçoit une stimulation et il apprend par habitude à contourner l'obstacle. "Maintenant, nous étudions comment lui apprendre : en augmentant le voltage sur différents électrodes", en utilisant des produits chimiques pour favoriser ou stopper les transmissions entre neurones, détaille Kevin Warwick.

Mais déjà, "s'il est à un certain endroit et que nous voulons le faire aller à droite, nous pouvons envoyer une stimulation électrique" pour lui en donner l'ordre, ajoute-t-il.

"Nous voulons comprendre comment les souvenirs sont archivés dans un cerveau biologique, par rapport à un cerveau d'ordinateur", a-t-il poursuivi.

"A l'heure actuelle, nous estimons qu'il y a de 50.000 à 100.000 neurones en activité" dans le cerveau de Gordon, a noté le chercheur. Un rat en possède au plus un million, et un Homme quelque 100 milliards.

Et comme dans le cas de l'Homme, si le cerveau de Gordon n'est pas stimulé régulièrement, "il se laisse aller". Alors qu'avec "des stimulations, les connexions se renforcent, il semble devenir plus alerte", fait remarquer Kevin Warwick.

"Nos travaux ont ainsi un rapport avec Alzheimer en ce qui concerne le stockage de la mémoire et comment on peut le renforcer", par exemple en augmentant les stimuli élctriques, note-t-il.

En effet, le cerveau de Gordon "est une version simplifiée de ce qui se passe dans le cerveau humain. Mais là, on peut regarder, et contrôler, les éléments essentiels comme nous le voulons", contrairement à ce qui peut se faire in vivo chez l'Homme.

L'équipe de l'Université de Reading dispose de plusieurs cerveaux en activité. "Et c'est drôle, fait remarquer le chercheur, il y a des différences entre eux : il y en a un un peu violent, un peu actif. Un autre ne fera pas ce qu'on lui demande, il s'écrasera contre les murs. Chacun a sa personnalité !"

Quatre ou cinq autres groupes de scientifiques travaillent sur de tels cerveaux biologiques dans le monde, mais "en termes d'apprentissage par expérience et habitude, je ne l'ai jamais vu auparavant", a noté Kevin Warwick.

Quant à utiliser des neurones humains pour Gordon: "il y a clairement des obstacles éthiques. C'est plus une question éthique que technique", répond-il.

 

Publication :  14  août  2008

Rubrique :  Technologie

Source :  AFP  PARIS

 

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puceUN REPTILE D’ORIGINE PREHISTORIQUE POUR LA PREMIERE FOIS A 111 ANS.

 

Un tuatara de 111 ans, un reptile d'origine préhistorique que l'on ne trouve qu'en Nouvelle-Zélande, sera bientôt papa pour la première fois après avoir retrouvé son appétit sexuel.

 

Le tuatara, reptile d'origine préhistorique que l'on ne trouve qu'en Nouvelle-Zélande 

Le tuatara, reptile d'origine préhistorique que l'on ne trouve qu'en Nouvelle-Zélande

 

Henry, créature d'une soixantaine de centimètres plus proche en apparence d'un lézard que d'un serpent, était devenu gros et paresseux depuis son arrivée dans le musée Southland sur l'île de Invercargill (sud) en 1970, selon le personnel en charge du reptile.

"Il ne s'est intéressé au sexe qu'après l'ablation d'une tumeur cancéreuse à l'arrière" de son corps, a indiqué à l'AFP le curateur du musée, Lindsay Hazley.

Aussi Henry qui pèse 1,2 kg, s'est-il accouplé avec Mildred, sa compagne âgée de 80 ans, et 11 oeufs devraient éclore dans un délai de six mois, a indiqué M. Hazley.

"Il avait mordu deux fois la queue de sa précédente compagne. Mais depuis son opération, il a une poussée d'hormones", a encore indiqué le curateur.

Exclusivement basés en Nouvelle Zélande, les tuataras sont les seuls survivants de l'ordre des sphénodontias, forts nombreux à l'époque des dinosaures il y a 200 millions d'années de nombreuses espèces, selon le site internet du gouvernement néo-zélandais. Les autres espèces de cette catégorie de reptiles ont cependant disparu il y a environ 60 millions d'années.

Henry a été placé au milieu de trois femelles dans son enclos en prévision de la prochaine saison des amours dans huit mois.

 

Publication :  07  août  2008

Rubrique :  Découverte

Source :  AFP  Washington

 

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puceRECOLTER ET STOCKER LE CO2 POUR SAUVER LA PLANETE.

 

 

Récolter et stocker les émissions de gaz carbonique est indispensable, à l'heure où la pollution due au pétrole, au gaz et au charbon continue de croître, ont estimé des experts climatiques lundi à La Haye, lors d'une conférence environnementale internationale.

 

 

Emissions comparées de dioxyde de carbone ...

 

 

Selon l'Agence internationale de l'Energie (AIE), les technologies et les infrastructures ont été négligées à cause de leur prix élevés, faute d'avoir assez impliqué le monde des affaires et à défaut de volonté politique.

Mais "sans récolter et stocker les gaz carboniques, inutile de faire des plans pour atteindre les objectifs de réduction de ces gaz", a déclaré Pieter Boot, directeur au sein de l'AIE, aux experts réunis à l'initiative des Pays-Bas et de l'Arabie saoudite.

Selon lui, la consommation d'énergie devrait augmenter de 55% d'ici 2030, dont 84% obtenue à base d'énergies fossiles. Le stockage des gaz devrait représenter 21% des réductions de CO2 fixées d'ici 2050.

L'agence estime donc que les gouvernements devraient subventionner les premiers pas de la construction des installations de collecte et de stockage des gaz, à commencer par les pipeline de transport de CO2.

"N'attendez pas que l'industrie se lance seule. C'est un test ultime pour les gouvernements et leur réelle intentions en matière d'environnement (...) car c'est très cher", a dit M. Boot.

Pour Kevin Stringer, cadre au sein de l'industrie pétrolière canadienne, "l'industrie attend, se disant que si quelqu'un d'autre développe les technologies, les coûts seront moindres".

Selon Weiyang Fei, de l'Académie chinoise des sciences, la récolte et le stockage du CO2 provoquera une hausse de 30% du coût de l'électricité, "coût beaucoup trop élevé pour l'instant".

Avec des investissements cent fois supérieurs, la collecte et le stockage de CO2 serait vivable, estime M. Boot, "mais c'est une question de décisions politiques. En principe c'est possible. Il faut s'y mettre".

 

Publication :  30  juin  2008

Rubrique :  Science

Source :  AFP  LA  HAYE

 

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puceJAPON : DES ORDINATREURS MIS A CONTRIBUTION POUR PRODUIRE DU RIZ EN MASSE.

 

 

 

Des ordinateurs exposés dans des boutiques du quartier d'Akihabara, bastion de la high-tech de Tokyo, effectuent des calculs en réseau pour accélérer la recherche sur de nouvelles variétés de riz afin de lutter contre la pénurie alimentaire, selon les associations de commerçants.

 

Récolte de riz au Vietnam en juin 2008 ...

PHOTO:  Récolte  du  riz  au  Vietnam  en  2008

 

 

Une centaine de PC (personal computer), sur lesquels a été installé un programme spécifique, prêtent depuis lundi leurs processeurs à la science afin de créer de nouvelles espèces de riz plus nutritives et résistantes, aux rendements plus élevés, dans le but d'assouvir les besoins alimentaires de l'humanité.

Ces machines forment "l'équipe d'Akiba" au sein du "World Community Grid", un vaste ensemble d'ordinateurs dispersés dans le monde qui effectuent chacun, sur commande distante, des opérations informatiques dont les résultats sont, pour ce projet, transmis par réseau internet à un laboratoire de l'Université de Washington.

Le couplage des processeurs d'un nombre important de PC via internet permet de disposer d'une puissance de calcul similaire ou supérieure à celle de super-ordinateurs, à un coût nettement inférieur, puisque les participants offrent gratuitement les ressources de leurs machines lorsqu'ils ne les utilisent pas.

Ce mode opérationnel de calcul dit "en grille" est aussi utilisé avec les puissantes consoles de jeu vidéo PlayStation 3 (PS3) de Sony.

Plus d'un million de possesseurs de cette machine ont déjà accepté de la laisser tourner, lorsqu'ils ne s'en servent pas, pour des travaux portant sur des remèdes contre les maladies neuro-dégénératives et certaines formes de cancer.

 

Publication :  30  juin  2008

Rubrique :  Technologie

Source :  AFP  TOKYO

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puceQUELLE RESPONSABILITE SOCIALE POUR LES CHERCHEURS ?

 

 

Deux visions se côtoient : la science pour faire avancer la connaissance et la science dite utile. Bien que les maîtres à penser comme Einstein y prétendaient et que les chercheurs d’aujourd’hui y croient, il n’existe encore aucun consensus officiel sur la responsabilité sociale des chercheurs.

 

 

« Le rôle des chercheurs est ambigu. Ils affirment ces deux grandes forces en même temps », expliquait Jean-François Sénéchal, doctorant en philosophie à l’Université Laval, lors du congrès annuel de l’ACFAS qui se tenait cette semaine à Québec. Ces deux axes ressortent autant chez les chercheurs dits classiques (Albert Einstein, James Watson et Jacques Testa) que contemporains (Axel Kahn, Louis-Marie Houdebine et Gilles-Éric Séralini). C’est en étudiant les livres de ces six chercheurs-penseurs que le philosophe identifie d’abord, comme l’une de leurs préoccupations, les devoirs envers l’humain – jouer un rôle bienfaisant au service du bien commun avec le savoir découlant de la recherche et de leurs découvertes, puis l’appel à la connaissance. Dans un élan passionnel de la vérité, ces chercheurs défendent à corps perdu leur liberté intellectuelle contre les contraintes tels l’État, l’industrie ou la tradition.

« La société doit apprendre à ne pas intervenir dans cette recherche, rapporte le philosophe en citant Einstein. Le chercheur doit socialement être une sorte d’individualiste extrême, un homme qui ne doit respecter en théorie aucune autorité sinon son propre jugement, la vérité elle-même ou son propre jugement sur la vérité elle-même. » Puis vient la quête « du savoir pour le savoir ». Comme s’il s’agissait d’une religion, « les chercheurs deviennent même mystiques! », poursuit-il. Finalement, ils reconnaissent leur devoir d’intégrité, soit de ne pas falsifier les résultats et d’être en relation avec leurs collègues.

 

Dans un sondage effectué auprès de 220 professeurs et étudiants chercheurs de l’Université Laval, la responsabilité sociale des chercheurs vient au troisième rang des valeurs les plus importantes, rapportait Florence Piron, anthropologue et chercheuse à l’Université Laval, lors de ce congrès. Après l’honnêteté et l’autonomie scientifique.

 

 

Même s’ils veulent être utiles, bienfaisants pour leurs semblables par leurs recherches, les scientifiques ont « curieusement de la difficulté à imaginer le lien qu’ils peuvent avoir dans la société. » Encore aujourd’hui, la science reste neutre, un outil qu’on peut utiliser à de bonnes ou mauvaises fins. « Comme si la question de responsabilité sociale se posait difficilement. Mais placés devant des sujets éthiquement discutables comme le financement de la physique par l’armée, ils comprennent qu’il s’agit là d’une activité déjà moralement orientée. » De là, la question à poser selon lui : « quelle orientation morale à donner à la science? »

Scruter le passé et étudier les chercheurs d’influence servira à mieux comprendre le présent selon Jean-François Sénéchal. « Pour savoir exactement comment les chercheurs se perçoivent aujourd’hui, il faudrait mener des sondages et des groupes de discussion avec eux », précise le philosophe qui soupçonne tout de même une continuité.

 

Auteur : 

Publication :  28  mai  2008

Rubrique :  Société

Source :  76ème  Congrès de l’ACFAS      

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puceLE SAHARA N’AURAIT PERDU QUE LENTEMENT SA COUVERTURE VEGETALE.

 

 

Il a fallu des milliers d'années pour que le Sahara se transforme en désert et le changement ne s'est pas fait de manière abrupte comme on le pensait jusqu'à présent, à en croire une étude rendue publique jeudi et qui pourrait contribuer à mieux faire comprendre les changements climatiques à venir.

 

 

Aujourd'hui, certains signes laissent augurer d'un très léger revirement de situation, vers un retour de la végétation en certains points du Sahara, semble-t-il à cause du réchauffement du climat de la planète, d'après l'auteur principal du rapport sur l'histoire des déserts, que publie la revue "Science" dans sa dernière livraison.

L'étude du pollen, des spores et des organismes aquatiques retrouvés dans les sédiments du lac Yoa, à 250 km à l'est de N'Djamena, la capitale tchadienne, a permis de déterminer que la région était passée progressivement de l'état de savane, voici 6.000 ans, aux conditions arides qui prévalent depuis à peu près 2.700 ans.

Les conclusions de ce travail remettent en question ce que l'on croyait jusqu'à présent, à savoir que le plus grand désert chaud de la planète avait muté beaucoup plus rapidement.

"L'hypothèse (d'un changement soudain) était surprenante, mais elle prévalait toujours", explique Stefan Kropelin, de l'université de Cologne, qui est le principal auteur de cette étude, réalisée avec d'autres scientifiques, de Belgique, du Canada, des Etats-Unis, de Suède et de France.

Ces scientifiques, en étudiant le petit lac Yoa (3,5 km2), ont déterminé que de l'herbe, des fougères, des acacias et des graminées poussaient naguère dans la région. Les eaux du lac Yoa, salées, sont renouvelées par des nappes phréatiques.

 

UN SAHARA QUI REVERDIT

Un assèchement progressif du climat, dû à une évolution des pluies de mousson elle-même due à un bouleversement dans l'activité du Soleil, a provoqué l'arrivée d'une grande quantité de poussière de sable dans le Sahara voici 4.300 ans. Aujourd'hui, le Sahara recouvre une superficie comparable à celle des Etats-Unis.

C'est voici 12.000 ans, vers la fin de l'ère glaciaire, que le Sahara avait verdi, avec la hausse des températures. L'air, quand il se réchauffe, absorbe davantage l'humidité des océans, qui retombe en pluie dans l'intérieur des terres.

"Aujourd'hui, je pense que la même chose est en cours, un réchauffement planétaire", déclare Kropelin à Reuters. D'ores et déjà, certains signes laissent penser que le Sahara, par endroits, reverdit peu à peu.

"Je note une tendance manifeste à un nouveau verdoiement du Sahara, tendance très lente", dit-il, en s'appuyant sur des visites effectuées dans certaines des zones les plus reculées, les moins peuplées du désert, ces 20 dernières années.

"Vous vous rendez régulièrement, sur une longue période, dans des zones non peuplées et vous savez qu'il n'y avait que du sable et rien d'autre, par un seul serpent, par un scorpion. Aujourd'hui, sur des dizaines de kilomètres, vous voyez de l'herbe", dit-il.

Au Darfour, dans l'ouest du Soudan, la légère augmentation moyenne des précipitations a été plus que battue en brèche par la croissance démographique, la région étant passée d'un million d'habitants voici un demi-siècle à sept millions aujourd'hui. Les habitants et le bétail ont rapidement éliminé toute trace de verdure.

 

Auteur :  Eric Faye pour la version française

Publication :  28  mai  2008

Rubrique :  Découverte

Source :  Reuters       

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puceLA GLACE DE L’ANTARCTIQUE FOND PLUS VITE QUE PREVU.

 

 

La glace du Groënland et de l'Arctique semble fondre plus rapidement que ce qu'ont prévu la plupart des experts du changement climatique, selon un rapport de l'organisation mondiale de protection de la nature WWF publié jeudi.

 

La glace du Groënland et de l'Arctique semble fondre plus rapidement que ce qu'ont prévu... 

 

"La calotte glaciaire du Groënland, dont le volume atteint environ 2,9 millions de kilomètres cubes, rétrécit à un rythme rapide et pourrait contribuer davantage que ce qu'on estimait précédemment à la montée du niveau des mers au XXIe siècle", note WWF.

L'organisation indique aussi que le réchauffement de l'Arctique a réduit à la fois l'étendue et l'épaisseur des glaces marines de cette région septentrionale, ce qui les rend plus vulnérables au dégel estival.

De nombreux spécialistes du climat n'ont pas suffisamment pris en compte les forces motrices de ces tendances, notamment les interactions entre l'épaisseur de la glace marine et la température de l'eau, selon WWF.

L'accélération récente de la fonte des glaces marines n'est pas intégrée à la plupart des modèles, note l'organisation dans son étude qui passe en revue les recherches sur le réchauffement mondial depuis 2005, dont les documents publiés l'an dernier par le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat).

"Notre compréhension des impacts climatiques est en retard sur les changements que nous observons déjà dans l'Arctique", a déclaré Martin Sommerkorn, conseiller pour le changement climatique auprès du Programme pour l'Arctique de WWF.

"C'est extrêmement dangereux, car certains de ces changements de l'Arctique possèdent le potentiel de réchauffer la Terre nettement au-delà de ce que prévoient les modèles actuellement", a-t-il souligné.

WWF exhorte les pays de l'Arctique (Canada, Etats-Unis, Russie, Islande, Norvège, Suède, Finlande et Danemark en raison de son territoire du Groënland) à coopérer pour aider les populations de la région à s'adapter aux défis à venir.

"Nous devons réduire les émissions de gaz à effet de serre à des niveaux qui éviteront un réchauffement persistant de l'Arctique et la perturbation du système climatique global qui en résulterait", a déclaré Sommerkorn.

Laura MacInnis, version française Philippe Bas-Rabérin

Publication :  24  avril  2008

Rubrique :  Environnement

Source :  Reuters  Genève

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puceUNE GRENOUILLE SANS POUMON INTRIGUE LES SCIENTIFIQUES.

 

 

La découverte en Indonésie d'une nouvelle espèce de grenouille capable de respirer sans poumons pourrait... 

La découverte en Indonésie d'une nouvelle espèce de grenouille capable de respirer sans poumons pourrait éclairer d'un jour nouveau la théorie de l'évolution animale, a affirmé vendredi un scientifique.

Le grenouille a été trouvée en août 2007 sur l'île de Bornéo. La dissection du batracien a montré qu'il pouvait complètement respirer par sa peau, a expliqué à l'AFP le biologiste David Bickford.

De nombreuses grenouilles respirent partiellement par leur peau, mais celle-ci, baptisée barbourula kalimantanensis, est la première à avoir évolué en abandonnant ses poumons.

Cela va à l'opposé du cours habituel de l'évolution, selon lequel les animaux ont développé des poumons et sont passés de la vie aquatique à l'air libre, a souligné M. Bickford.

"Voici une grenouille qui a renversé la tendance, totalement à l'encontre des savoirs conventionnels, sur des millions d'années d'évolution", a déclaré l'expert attaché à l'université nationale de Singapour.

Il semble que la grenouille ait perdu ses poumons en plusieurs millions d'années afin de s'adapter aux courants froids et rapides des rivières des forêts de Bornéo. L'eau froide contient davantage d'oxygène, a indiqué M. Bickford.

Selon lui seulement trois autres espèces d'amphibiens - dont deux espèces de salamandres - sont connues pour avoir évolué sans poumons.

La grenouille sans poumons de Bornéo a une apparence très particulière. "Elle est comme une galette, elle est presque totalement plate", a-t-il décrit. "De façon surprenante elle est jolie, un peu comme un bull-dog est joli. C'est une de ces créatures tellement laides qu'elles en sont mignonnes".

Des dizaines d'espèces animales et végétales sont découvertes chaque année à Bornéo, l'une des zones au monde les plus riches pour la biodiversité.

 

Publication :  11  AVRIL  2008

Source :  Agence  France  Press Jakarta

 

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puceSondage (le 02/11/2007)

puceMises à jour

 - Comment avez-vous découvert ce blog? Sondage 02/11/2007
 - LE MATIN DES PHYSICIENS. Articles 10/09/2008
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