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LA GLACE DE L’ANTARCTIQUE FOND PLUS VITE QUE PREVU.
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La glace du Groënland et de l'Arctique semble fondre plus rapidement que ce qu'ont prévu la plupart des experts du changement climatique, selon un rapport de l'organisation mondiale de protection de la nature WWF publié jeudi.
"La calotte glaciaire du Groënland, dont le volume atteint environ 2,9 millions de kilomètres cubes, rétrécit à un rythme rapide et pourrait contribuer davantage que ce qu'on estimait précédemment à la montée du niveau des mers au XXIe siècle", note WWF.
L'organisation indique aussi que le réchauffement de l'Arctique a réduit à la fois l'étendue et l'épaisseur des glaces marines de cette région septentrionale, ce qui les rend plus vulnérables au dégel estival.
De nombreux spécialistes du climat n'ont pas suffisamment pris en compte les forces motrices de ces tendances, notamment les interactions entre l'épaisseur de la glace marine et la température de l'eau, selon WWF.
L'accélération récente de la fonte des glaces marines n'est pas intégrée à la plupart des modèles, note l'organisation dans son étude qui passe en revue les recherches sur le réchauffement mondial depuis 2005, dont les documents publiés l'an dernier par le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat).
"Notre compréhension des impacts climatiques est en retard sur les changements que nous observons déjà dans l'Arctique", a déclaré Martin Sommerkorn, conseiller pour le changement climatique auprès du Programme pour l'Arctique de WWF.
"C'est extrêmement dangereux, car certains de ces changements de l'Arctique possèdent le potentiel de réchauffer la Terre nettement au-delà de ce que prévoient les modèles actuellement", a-t-il souligné.
WWF exhorte les pays de l'Arctique (Canada, Etats-Unis, Russie, Islande, Norvège, Suède, Finlande et Danemark en raison de son territoire du Groënland) à coopérer pour aider les populations de la région à s'adapter aux défis à venir.
"Nous devons réduire les émissions de gaz à effet de serre à des niveaux qui éviteront un réchauffement persistant de l'Arctique et la perturbation du système climatique global qui en résulterait", a déclaré Sommerkorn.
Laura MacInnis, version française Philippe Bas-Rabérin
Publication : 24 avril 2008
Rubrique : Environnement
Source : Reuters Genève |
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DES PLANTES POURRAIENT ÊTRE BIENTÔT CULTIVEES SUR LA LUNE.
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Les soucis sont capables de pousser sur de l'anorthosite broyée, une roche terrestre similaire à celles que l'on trouve à la surface de la Lune.

Des chercheurs ukrainiens viennent de montrer que des soucis, fleurs aux coloris éclatants et bien connues des jardiniers, sont capables de pousser sur de l'anorthosite broyée, une roche terrestre similaire à celles que l'on trouve à la surface de la Lune. Le tout sans le moindre apport de nutriments mais avec l'aide de bactéries capables d'extraire des éléments nutritifs de la roche, comme le potassium.
Cette étude, présentée récemment au colloque de l'Union européenne de géosciences (UGE) à Vienne, par Bernard Foing, chercheur à l'Agence spatiale européenne (ESA), pourrait être une étape intéressante vers la culture de végétaux au sein d'une future base lunaire, sans qu'il soit nécessaire d'acheminer du sol terrestre ou des engrais. Il suffirait de broyer le sol lunaire puis d'y ajouter les semences et les précieuses bactéries. Sceptiques, certains officiels de l'ESA, présents à Vienne, ont toutefois jugé que ce scénario relève pour le moment de la «science-fiction».
Publication : 21 avril 2008
Rubrique : Espace
Source : http://www.Lefigaro.fr |
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UNE GRENOUILLE SANS POUMON INTRIGUE LES SCIENTIFIQUES.
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La découverte en Indonésie d'une nouvelle espèce de grenouille capable de respirer sans poumons pourrait éclairer d'un jour nouveau la théorie de l'évolution animale, a affirmé vendredi un scientifique.
Le grenouille a été trouvée en août 2007 sur l'île de Bornéo. La dissection du batracien a montré qu'il pouvait complètement respirer par sa peau, a expliqué à l'AFP le biologiste David Bickford.
De nombreuses grenouilles respirent partiellement par leur peau, mais celle-ci, baptisée barbourula kalimantanensis, est la première à avoir évolué en abandonnant ses poumons.
Cela va à l'opposé du cours habituel de l'évolution, selon lequel les animaux ont développé des poumons et sont passés de la vie aquatique à l'air libre, a souligné M. Bickford.
"Voici une grenouille qui a renversé la tendance, totalement à l'encontre des savoirs conventionnels, sur des millions d'années d'évolution", a déclaré l'expert attaché à l'université nationale de Singapour.
Il semble que la grenouille ait perdu ses poumons en plusieurs millions d'années afin de s'adapter aux courants froids et rapides des rivières des forêts de Bornéo. L'eau froide contient davantage d'oxygène, a indiqué M. Bickford.
Selon lui seulement trois autres espèces d'amphibiens - dont deux espèces de salamandres - sont connues pour avoir évolué sans poumons.
La grenouille sans poumons de Bornéo a une apparence très particulière. "Elle est comme une galette, elle est presque totalement plate", a-t-il décrit. "De façon surprenante elle est jolie, un peu comme un bull-dog est joli. C'est une de ces créatures tellement laides qu'elles en sont mignonnes".
Des dizaines d'espèces animales et végétales sont découvertes chaque année à Bornéo, l'une des zones au monde les plus riches pour la biodiversité.
Publication : 11 AVRIL 2008
Source : Agence France Press Jakarta
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ENERGIE : LE DANGEREUX PARI DE LA « GLACE QUI BRULE ».
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Alors que les réserves pétrolières s’amenuisent, les « hydrates de méthane[1]», mélanges glacés d’eau et de gaz naturel piégés dans le permafrost et les profondeurs océaniques, suscitent un intérêt croissant. Les réserves de « glace qui brûle » sont en effet au moins deux fois supérieures à l’ensemble des gisements d’hydrocarbures identifiés à ce jour. Problème : l’ extraction des hydrates de méthane est extrêmement compliquée. Pire : elle est très dangereuse ! Outre les risques d’affaissement géologique, l’exploitation massive de cette glace pourrait entraîner la libération accidentelle dans l’atmosphère d’énormes quantités de méthane, un gaz à effet de serre bien plus puissant que le CO2, et très inflammable.
La « glace qui brûle » ! C’est ainsi que l’on désigne familièrement l’hydrate de méthane, une étrange glace inflammable composée d’eau et de méthane (CH4 ou gaz naturel). Loin d’être une simple curiosité scientifique, cette glace pourrait bien un jour prendre le relais des hydrocarbures traditionnels, dont les jours sont comptés.
En effet, les hydrates de méthane sont tellement abondants dans le permafrost des régions polaires, et, surtout, au fond des océans, qu’ils pourraient subvenir aux besoins énergétiques de la planète pour plusieurs siècles.
Selon le groupe Total, les réserves de gaz naturel ainsi piégé - un seul mètre cube de cette glace peut libérer plus de 160 mètres cubes de méthane -, seraient de « 70 à 130 fois supérieures aux réserves prouvées de gaz naturel conventionnel. »
Selon le CNRS, ce seraient pas moins de 10 000 milliards de tonnes de méthane, soit deux fois plus que la capacité énergétique de l’ensemble des gisements de gaz, de pétrole et de charbon identifiés à ce jour, qui giraient ainsi à plusieurs centaines de mètres de profondeur. Et avec une répartition assez homogène, puisque tous les continents en seraient pourvus. En Europe, des réserves ont ainsi été décelées en mer Noire, dans le golfe de Cadix ou en mer de Norvège.
1) DE GIGANTESQUE TSUNAMIS :
De nombreux pays gourmands en énergie fossile, comme les Etats-Unis, et surtout le Japon, dépourvu de tout hydrocarbure, investissent des sommes importantes pour mettre au point les technologies qui permettront un jour de tirer profit de ce pactole. Pour l’instant, sans grand succès. Car la glace qui brûle ne se laisse pas facilement capturer. Stable sous certaines conditions de température et de pression, l’hydrate de méthane fond et libère son précieux contenu à la moindre perturbation, rendant ainsi parfaitement inopérantes les techniques de forage et d’extraction gazière ou pétrolière usuelles.
Cependant, la flambée des prix du pétrole, qui rend désormais rentable l’onéreuse exploitation des sables bitumineux canadiens[2], pourrait donner un coup de pouce supplémentaire aux recherches. En France, un laboratoire du CNRS, celui des « procédés en milieu granulaire » de Saint Etienne, expérimente ainsi une technique d’extraction qui consiste à injecter de l’eau chaude en profondeur avant de récupérer le gaz ainsi libéré.
Des travaux en partie financés par Gaz de France, l’Institut français du pétrole (IFP) et le groupe Total. Ce dernier se défend cependant d’accorder une grande importance à la glace qui brûle. « Son exploitation est techniquement délicate, et elle est en plus extrêmement risquée : extraire les hydrates de méthane en grande quantité pourrait déstabiliser les couches sédimentaires profondes et provoquer en surface d’immenses tsunamis », rappelle Jean-François Minster, directeur scientifique chez Total.
2) LE METHANE ACCELERE LE RECHAUFFEMENT :
Car le magot énergétique est aussi une menace pour la planète. Outre les risques d’affaissement géologique, et le fait que, comme pour tous les hydrocarbures, la combustion du méthane soit une source de pollution, l’exploitation intensive des hydrates de méthane et la déstabilisation incontrôlée de ces derniers pourrait aboutir à des dégazages massifs à la surface de la terre.
Or, le méthane est un gaz aisément inflammable ! Certains scientifiques attribuent d’ailleurs la mystérieuse disparition d’avions dans la zone du « triangle des Bermudes » à leur rencontre explosive avec des nappes de CH4 échappées des profondeurs de l’Atlantique. Car la libération du méthane des glaces peut se faire de manière « naturelle », par la simple élévation de la température des océans ou du permafrost.
C’est d’ailleurs précisément ce qui est en train de se produire dans les zones polaires, où, en raison du réchauffement climatique, les hydrates de méthane commencent à fondre. Or, la libération en grande quantité de ce gaz à effet de serre vingt fois plus puissant que le CO2 pourrait contribuer à accélérer encore le réchauffement…et donc à libérer toujours plus de méthane dans l’atmosphère. Un scénario à vous glacer le sang et qui, selon des chercheurs américains, se serait déjà produit par le passé.
Selon eux, le réchauffement climatique survenu il y a 55 millions d’années serait la conséquence directe d’une libération massive de méthane par l’océan Atlantique.
Auteur : William BOLLE
Publication : 26 février 2008
Rubrique : Environnement
Source : Infodecouverte.oldiblog.com
Note :
[1] Un mètre cube d’hydrate de méthane peut contenir 160 mètres cubes de gaz naturel. © IFM-GEOMAR.
[2] Sables bitumineux : sables enrobés de bitume dont l’extraction et la difficile transformation en pétrole ont timidement démarré après le second choc pétrolier, avant de connaître un véritable boom depuis le franchissement de la barre des 70 dollars par le baril de brut. |
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NOUVELLE AVANCEE VERS LA CREATION D’UNE VIE ARTIFICIELLE.
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Des chercheurs américains de l'Institut Venter ont fabriqué le premier génome synthétique d'une bactérie, étape cruciale pour la création du premier organisme vivant artificiel dont les applications potentielles sont jugées importantes, selon des travaux parus jeudi.
Il s'agit de la plus grande structure d'ADN, les éléments de base de la vie, jamais fabriquée par l'homme, soulignent les auteurs de cette recherche publiée dans la revue Science datée du 24 janvier.
"Ceci est une avancée enthousiasmante pour nos chercheurs et cette discipline", se réjouit Dan Gibson, principal auteur de ces travaux auxquels a participé Craig Venter , fondateur de l'Institut et pionnier controversé des biotechnologies.
"Toutefois nous continuons à travailler vers le but ultime d'insérer un chromosome synthétique dans une cellule et d'amorcer ainsi la création du premier organisme artificiel", ajoute-t-il.
Il s'agit en fait de créer de toute pièce une nouvelle bactérie en lui greffant un génome fabriqué sur mesure pour qu'elle puisse remplir une fonction spécifique.
« Nous avons montré qu'il est possible de créer artificiellement de grands génomes et d'en ajuster la taille, ce qui ouvre la voie à des applications potentielles importantes telles que la production de biocarburants », explique le Dr Hamilton Smith, un des co-auteurs de ces travaux.
Cette recherche « représente la deuxième de trois étapes vers la recréation d'un organisme vivant entièrement artificiel », précise Dan Gibson.
La première étape avait été franchie en 2007 avec le transfert d'un génome d'une bactérie à une autre bactérie, devenue une espèce différente dans ce processus.
Pour l'étape finale, les chercheurs de l'Institut Venter vont tenter de créer une cellule artificielle de bactérie basée sur le génome synthétique de la bactérie Mycoplasma genitalium qu'ils viennent de reproduire.
Ces scientifiques expliquent être parvenus à "cette prouesse technique" en produisant chimiquement les fragments d'ADN de cette bactérie dans leur laboratoire, développant de nouvelles méthodes pour les assembler et les reproduire. Ils avaient préalablement dépouillé le génome des gènes inutiles, ne conservant que ceux nécessaires à sa survie.
Eckard Wimmer, professeur de biologie moléculaire au Département de Génétique Moléculaire à l'Université de New York, s'interroge néanmoins sur le fait de savoir pourquoi l'équipe de Venter n'a pas pu avec ce génome artificiel déjà récréer un organisme artificiel.
« Ils auraient dû être en mesure de recréer un organisme artificiel dès la seconde étape franchie », a-t-il dit à l'AFP.
Selon ce chercheur, qui n'a pas participé à cette recherche mais lu l'étude, "l'ADN synthétique recréé n'était apparemment pas viable pour des fonctions biologiques".
Il souligne une note des auteurs à la fin de l'étude indiquant que « le vecteur n'était peut-être pas viable pour des transplantations expérimentales ».
Plusieurs groupes de surveillance éthique canadienne et britannique ont aussitôt critiqué ces travaux en renouvelant leur appel pour un moratoire sur la production et la commercialisation d'organismes synthétiques.
« Nous pensons qu'il est inacceptable que des entreprises privées bricolent les éléments de base de la vie pour leur propre gain sans réglementation démocratique », a déclaré dans un communiqué Jim Thomas de l'ETC Group au Canada.
Pour Helen Wallace, une biologiste, porte-parole de GeneWatch en Grande Bretagne, « cette ingénierie génétique ouvre la possibilité de faire des changements beaucoup plus importants dans le code de la vie ....et de créer des organismes dont les conséquences sur l'environnement pourraient être inconnues ».
Publication : 24 janvier 2008
Rubrique : Science
Source : AFP |
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DES CHERCHEURS CREENT UN COEUR DE RAT EN LABORATOIRE;
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 Même s'il ne s'agit que de rongeurs, ces travaux inaugurent une ère totalement nouvelle de la recherche en transplantation d'organes. Crédits photo : AP
Pour la première fois, un cœur de rat qui parvient à fonctionner a été fabriqué à partir de cellules cardiaques néonatales.
Les travaux publiés dimanche dans la revue Nature Medicine par l'équipe de Doris Taylor (Université du Minnesota, Minneapolis, États-Unis) auraient pu être au centre de l'intrigue d'un livre de science-fiction. Et pourtant, l'affaire est bien réelle. Un cœur de rat, capable de battre et de fonctionner comme une pompe cardiaque, a été fabriqué dans un laboratoire à partir du cœur d'un animal mort et de cellules cardiaques néonatales de rat.
Il ne s'agit que d'un rongeur et le cœur fabriqué n'a pas encore été greffé sur un autre animal. Mais ces travaux inaugurent une ère totalement nouvelle de la recherche en transplantation d'organes. L'idée en ligne de mire est que l'on pourra peut-être un jour se passer des donneurs d'organes et utiliser ceux que l'on sera capable de fabriquer de manière adaptée à chaque individu. Pour l'instant, nous en sommes encore loin.
Comment fabriquer un cœur en laboratoire ? Dans un premier temps, les chercheurs de l'Université du Minnesota ont prélevé celui d'un rat mort afin qu'il soit utilisé comme structure de base à celui qu'ils souhaitaient créer. Ils ont ensuite éliminé la totalité des cellules cardiaques de cet organe, grâce à un procédé dit de «décellularisation» par lessivage, ne laissant que «la matrice extracellulaire», c'est-à-dire le squelette de base qui donnera à l'organe final la forme d'un cœur. Ils ont ensuite injecté dans cette matrice des cellules provenant de cœurs de rats nouveau-nés. Le tout a été ensuite placé dans un milieu de culture favorable à la croissance des cellules cardiaques.
Il a suffi de quatre jours pour que les cellules injectées se multiplient et s'étendent sur toute la matrice et que des contractions soient observées dans le muscle cardiaque naissant. Huit jours après la mise en culture, le cœur était déjà capable de fonctionner comme une pompe, à faible débit certes, puisqu'à une puissance d'environ 2% de la fonction d'un cœur adulte.
«Quand nous avons vu les premières contractions, nous sommes restés sans voix», a commenté Harald C. Ott, un des chercheurs de l'équipe. «C'est un des deux grands moments de ma vie, a confié à l'AFP Doris Taylor (Université du Minnesota, Minneapolis, États-Unis). Le premier, c'était en 1997 quand j'ai vu des cellules se développer dans un cœur de lapin après un infarctus.» Ces résultats «sont très prometteurs», selon les chercheurs.
Applications encore lointaines
Cette même équipe a également testé avec succès la technique visant à éliminer toutes les cellules du muscle cardiaque sur des cœurs de porc. Elle a expérimenté ce procédé sur différents organes, comme les poumons, le foie, le rein et les muscles.
Cette équipe veut maintenant transplanter ces cœurs bioartificiels sur des animaux vivants afin d'explorer leur fonctionnalité in vivo. «L'idée serait de développer des vaisseaux sanguins ou des organes transplantables et fabriqués à partir des propres cellules d'un individu», explique Doris Taylor, une des coauteurs de la publication. Une telle perspective pourra peut-être apporter un jour un élément de réponse au problème crucial de la pénurie d'organes. En France, 700 personnes sont en permanence en attente d'une greffe de cœur.
Il faut cependant reconnaître que cette perspective est encore très lointaine. «Ce travail, c'est de la très belle expérimentation réalisée par une équipe de grande qualité, soutient le professeur Philippe Menasché (hôpital Georges-Pompidou, Paris). Mais, soyons clair : les applications cliniques sont très loin. Un cœur, ce n'est pas quedu muscle cardiaque, c'est aussi des artères coronaires, des nerfs, de vaisseaux lymphatiques, du tissu conjonctif, c'est très compliqué.Il s'agit de recherche magnifique, mais de là à envisager un cœur bioartificiel, c'est de l'utopiecomplète.»
Auteur : Martine PERREZ
Publication : 14 janvier 2008
Rubrique : Science
Source : Le Figaro.fr
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UN ROBOT COMMANDE PAR UN SINGE.
CANCERT, DIABETE, ALSHEIMER: LES ATTENTES
Artisans appliqués, les chercheurs ne cessent de remettre l'ouvrage sur le métier. Objectifs constants: mieux comprendre les mécanismes des affections et élaborer des traitements efficaces.
Cancer du col de l'utérus, un vaccin remboursé. Fruit du laboratoire français Sanofi-Aventis, le Gardasil est un nom que toutes les adolescentes vont bientôt connaître. Ce vaccin, arrivé cette année sur le marché suisse, protège contre plusieurs souches du virus HPV qui peuvent provoquer un cancer du col de l'utérus.
Dès 2008, le vaccin (480 fr.) sera remboursé par l'assurance maladie pour les adolescentes de 11 à 14 ans. Durant cinq ans, pour «rattraper les vaccinations manquantes», cette mesure s'appliquera également aux adolescentes de 15 à 19 ans.
Une telle rapidité se comprend par la volonté de protéger la population d'un virus qui touche trois femmes sur quatre, provoque 5000 interventions par an et cause la mort d'une centaine de femmes. Cependant, le vaccin ne protège que contre 70% des souches provoquant le cancer, n'épargnant pas les femmes de procéder régulièrement à un test de dépistage. En outre, des incertitudes demeurent sur l'innocuité à long terme du vaccin et la durée de ses effets, expliquant que des pays comme la Canada ne se sont pas précipités pour utiliser des fonds publics pour rembourser le sérum.
Alzheimer, déception et espoir. En matière de vaccination, les travaux européens auxquels ont participé des chercheurs zurichois, ont dû être interrompus en phase clinique. Car si l'immunothérapie était efficace, elle générait cependant des effets secondaires importants (encéphalites notamment). Mais les scientifiques n'ont pas dit leur dernier mot. Ils tentent aujourd'hui de juguler les débordements de ce traitement préventif.
D'autres travaux sont en cours s'agissant cette fois des soins curatifs. Aujourd'hui, les médicaments sont d'une relative efficience. Ils ne permettent que de retarder les symptômes de deux ans au maximum et n'agissent que dans 50% des cas. Mais, des études ont été lancées qui devraient intervenir sur deux axes.
En premier lieu, avec la mise au point d'une molécule capable de juguler la production de la protéine Bêta amyloïde et par conséquent des dépôts extracellulaires (provoquant des lésions au cerveau). Elle agit sur la localisation de la scission moléculaire (dont on sait qu'elle se produit à un endroit précis et indésirable chez les malades d'Alzheimer).
En second lieu, l'étude de la protéine Tau causant des dépôts à l'intérieur des cellules pourrait conduire à l'élaboration de tests diagnostics.
Le diabète, une progression constante. L'année 2007 a été marquée par des découvertes significatives en matière de génétique du diabète de type 1 et de type 2. Des chercheurs ont réussi à isoler et définir plusieurs gènes impliqués dans la maladie. Certains de ces gènes sont communs à d'autres maladies comme le risque cardiovasculaire ou l'obésité. Ces découvertes permettront probablement de mieux cibler les traitements. Dans l'immédiat, beaucoup plus de recherches sont ciblées sur ces résultats. La mauvaise nouvelle est que le diabète progresse inéluctablement depuis plus de quinze ans.
Auteur: Adélita GENOUD
Publication : 03 janvier 2008
Source : Tribune de Genève |
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RECHAUFFEMENT CLIMATIQUES DE LA PLANETE, RESULTAT DES RECHERCHES SUR LE MONT-BLANC.
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Les calottes glacières du Mont-blanc et du dôme de goutter, restent étonnamment, stables ou grandissent. Des chercheurs ont une explication.
1) LES ETERNELLES DU MONT-BLANC FONT DE LA RESISTANCE:
Décidément, rien n’est jamais simple en matière de réchauffement… Alors que les neiges éternelles du Kilimandjaro, en Afrique, se réduisent comme peau de chagrin et que la plupart des glaciers, à l’échelle mondiale, subissent le même sort, les calottes glacières du Mont-blanc et du dôme du Goûter, situées à plus de 4 200m d’altitude, restent, étonnamment, stables.
Plus surprenant encore : Dans le même périmètre, les glaciers de moyenne altitude, comme la Mer de Glace qui a perdu 120m d’épaisseur entre 1905 et 2005, n’ont cesser de reculer au cours du 20ème siècle.
Des chercheurs du laboratoire de glaciologie et géophysique de l’environnement (CNRS/Université Grenoble 1) viennent de donner la clé de l’énigme dans un article paru ce mois-ci dans le journal of Geophysical Research.
A partir de mesures réalisées depuis 1993 en haut du dôme du Goûter et en utilisant d’anciennes données météorologiques, l’équipe dirigée par Christian Vincent a montré que l’accumulation de neige à ces altitudes élevées est restée quasi constante depuis cent ans. Contrairement à ce qui se produit plus bas.
Seule exception : Lors de la canicule de l’été 2003 en Europe, les températures positives ont entraîné une légère fonte en surface. Les auteurs concluent que ces vagues de chaleur pourraient, si elles se reproduisent, venir à bout de la résistance des glaciers du toit de l’Europe.
2) LE MONT-BLANC N’A PAS FINI DE GRANDIR :
En deux ans, le "Toit de l’Europe" a gagné 2,15 mètres de hauteur et près de 10.000m3 de volume. 4810,90 mètres (1) ! De mémoire d’homme, le Mont-blanc n’a jamais été aussi haut. C’est le constat établi lors de la très sérieuse assemblée générale des géomètres experts DE Haute6Savoie, réunis à Chamonix samedi.
« La hauteur, mais, aussi le volume du Mont-blanc ont, considérablement, augmenté, car la neige s'est agglutinée sur le sommet au cours des deux dernières années », a expliqué l’un des experts, qui a participé au mesurage de la montagne, les 15 et 16 septembre derniers. Le volume de glace, au dessus de 4.800m d'altitude, avait été calculé pour la première fois en 2003 et les géomètres avaient trouvé 14.600m3. Il avait baissé à 14.300m3 en 2005, mais, il a, presque, doublé en 2007 avec 24.100m3 de neige collante
La raison de ces évolutions : Le changement climatique est vivement mis en cause. Pour le météorologue chamoniard Yan Giezendanner, « nous enregistrons une plus grande fréquence des vents d'ouest qui amènent de la pluie avec des températures plus élevées. Cela apporte en été de la neige collante au-dessus de 4.000m d'altitude, qui se fixe sur la montagne et augmente le volume et la hauteur du Mont-blanc ». Et d’expliquer « un phénomène curieux avec le réchauffement climatique dans les alpes »: les glaciers d'altitude grossissent alors que ceux situés en moyenne altitude fondent, rétrécissent et sont menacés de disparition ».
Note :
(1) Nouvelle mesure réalisée par un groupe de scientifiques, étudiants, géomètres experts et guides, soutenus par l'ordre national des géomètres, l'Institut national géographique (IGN) et Leica Geosystems, effectuée à l’aide de mesures GPS, aux mêmes endroits qu'en 2001, 2003 et 2005.
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Sondage (le 02/11/2007)
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